Mariage princier en toute simplicité
Author: redazione
Regards complices, gestes tendres, sourires partagés. Le 19 mai, lors du 25ème anniversaire du gala de l’AmfAR, la fondation américaine contre le Sida, le couple princier n’est pas passé inaperçu. A près d’un mois de leur mariage, Charlène Wittstock et le prince Albert- accompagnés par Charlotte Casiraghi – ont été mitraillés par les photographes venus shooter le défilé de stars et de personnalités réunies pour la bonne cause à l’Eden Roc du cap d’Antibes.D’autant que le prince et sa fiancée ont fait monter les enchères lors de ce dîner caritatif…
A cette soirée organisée en plein festival de Cannes, les célébrités présentes (dont trois membres du jury – Robert De Niro, Jude Law, Uma Thurman, – Jane Fonda , Patrick Dempsey, Karl Lagerfeld, Janet Jackson ou encore Sean Penn) se sont succédé à la tribune pour récolter, au total, 7 millions d’euros. Soit « la plus importante levée de fonds de l’histoire de l’organisation ». Et le record de cette édition – 1 million d’euros – a été atteint pour la double enchère suivante : une partie de tennis assortie d’un déjeuner avec le prince Albert et une leçon de natation avec Charlène Wittstock !
DISCUSSION À BÄTONS ROMPUS
« La soirée de l’AmfAR est un événement amusant, organisé pour une bonne cause », nous avait confié la futureprincesse juste avant de partir se préparer pour la soirée organisée par la fondation créée par Liz Taylor. Le 19 mai, c’est en effet dans les jardins du palais princier, que Charlène Wittstock rejointe plus tard par le prince Albert, a reçu la presse écrite monégasque. En toutesimplicité. Avec la même aisance perceptible que sur la scène de l’Eden Roc. Une poignée de main franche, un sourire. Charlène nous demande ce que l’on veut boire, nous installe à une table, non loin de la piscine. Commence alors une discussion à bâtons rompus, en anglais. Une rencontre informelle permettant de découvrir quelques facettes de sa personnalité.
Car si les préparatifs du mariage princier s’accélèrent, une seule question taraude les esprits : qui est vraiment Charlène Wittstock ? Il est évident qu’une seule rencontre ne permet en rien de décrypter une personnalité par définition complexe. Mais il y a au moins une certitude. L’ancienne sportive sud-africaine n’oublis pas d’où elle vient. Avec humour, la future princesse rappelle que l’un de ses ancêtres était un pirate. Avec une flamme dans le regard, elle évoque son ancienne « maison » : « L’Afrique du sud, ce sont mes racines, mon sang. Je vais là bas pour me ressourcer, voir mes amis. J’éprouve beaucoup de plaisir à partager un barbecue avec eux ou regarder un match de rugby. Je continuerai à y aller de temps en temps. » Mais la jeunefemme de 33 ans sait aussi où elle va et quelles sont désormais ses priorités : « Monaco, c’est mon nouveau pays et ce sera les racines de mes enfants. »Logiquement, la principauté, qui l’a « acceuillie avec chaleur », est au cœur de ses préoccupations : « Aujourd’hui, je veux concentrer toute mon attention sur ce pays ».
« J’ESSAIE JUSTE DE ME CONCENTRER SUR LES CHOSES POSITIVES »
Depuis des mois, entre les préparatifs du mariage, les différentes manifestations – notamment caritatives en tant que présidente d’honneur du Ladies Lunch – et les dépacements officiels – elle a ainsi accompagné le prince au Japon en novembre dernier et en Irlande en avril -, Charlène Wittstock a vu son agenda se remplir très rapidement. « Tous les jours, elle passe plusieurs heures à son bureau au palais, avec son assistante », indique un proche du palais. A un mois du mariage, rendez-vous cathodique par excellence, les interviews s’enchaînent. Notamment pour TF1 et les chaînes allemandes ZDF et ARD. De quoi faire monter la pression ? Pas en apparence du moins. « C’est la nature des choses, relativise la future princesse. J’essaye de ne pas trop faire attention à la pression médiatique.J’essaies juste de ma concentrer sur les choses positives. Finalement, tout ceci est une suite naturelle. Il y a les préparatifs du mariage, le mariage et l’après mariage. » C’est avec le même calme olympien que la jeune femme, habituée aux chalenges, aborde son changement de statut.
Pour elle, la perspective de devenir une Grimaldi n’est pas une raison de se transformer radicalement du jour au lendemain. « Même si on met un titre devant mon nom, je resterai la même personne.Seule ma responsabilité sera plus grande », rappelle Charlène. Quand on lui demande si elle a l’impression d’avoir changé dans le regard des autres, elle rétorque immédiatement : « La tragédie serait de ne pas être soi-même. De vouloir se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre. » Avant d’ajouter, comme pour parer aux critiques potentielles : « Il y a des choses que je ne ferais pas bien, d’autres dans lesquelles je vais exceller. Je ne peux pas plaire à tout le monde. »
« J’AIME ÊTRE EN EXTERIEUR »
Dans son quotidien, l’ancienne sportive professionnelle est restée fidèle à elle-même, enfilant ses baskets pour courir plusieurs fois par semaine à traversla principauté, randonner dans l’arrière-pays, nager à Cap d’Ail ou faire un parcours de golf au mont-Agel. « J’aime être en contact avec la nature », affirme la jeune femme, tout naturellement. Aussi naturellement qu’elle parle « chiffon » ou mode et revient sur son experience d’ambassadrice Giorgio Armani : « Quand Armani m’a approchée la première fois pour faire une publicité, j’ai refusé.J’ai répondu que j’étais avec une personnalité et que je ne voulais pas qu’on ait l’impression que je profite de la situation. »Ce n’est qu’en 2006 que contactée par la nièce d’Armani, Roberta, elle devient ambassadrice du couturier : « Je suis très contente qu’il se soit occupé de moi. Son équipe est très dynamique », indique la fiancée d’Albert II, qui pourrait bien marcher jusqu’à l’autel vêtue d’une robe dessinée par Armani.
« CE N’EST PAS UNE COMPETITION »
Cette « zénitude », son futur époux semble d’ailleurs la partager. « Comme Charlène, je vis tout ceci avec sérénité. Je savais que la pression allait s’accélérer.Mais il ne faut pas que cela empiète sur les préparatifs. Il y a foule de détails à superviser : la logistique, l’organisation. Cependant, pour l’instant, nous ne sommes pas trop nerveux », indique le chef d’Etat monégasque, qui nous a rejoints dans les jardins du palais. Ajoutant en souriant : « Cela viendra sans doute … »Pas question en tout cas de comparer son union au mariage britannique, rebaptisé par les médias mariage du siècle : « C’était formidable de participer au mariage de Kate et William. Mais, pour nous ce sera différent.Ce n’est pas une compétition. » A la télévision allemande, dans une interview diffusé la semaine dernière, le princea ainsi rappelé qu’il aurait été impossible d’organiser son mariage en la cathédrale Saint-Nicolas, comme en 1956, pour l’union de ses parents, en raison du nombre d’invités, comprenant, notamment, des chefs d’Etats et de gouvernements, des membres du Comité international olympique ainsi que des musiciens amis. « Ce que Charlène et moi voulons, c’est une célébration que l’on partage avec la famille, la population monégasque et tous ceux qui aiment la Principauté à travers le monde, a-t-il réaffirmé devant la presse monégasque. Nous souhaitons que ce mariage donne l’image d’une principauté acceuillante, ouverte sur le monde. »
En attendant le jour J, les futurs mariés pensent déjà à l’avenir.A la chaine allemande ZDF, la future princesse a en effet dévoilé son désir de bâtir une famille : « Personnellement, je voudrais avoir des enfants. Je les adore et j’ai vraiment hâte de pouvoir fonder ma famille. » « Je suis d’accord », a glissé le prince Albert, complice. Là aussi, en toute simplicité.
Dernières infos
ECRANS GEANTS
Pas moins de 8 écrand géants seront installés pour que touristes et résidents puissent suivre en direct les cérémonies. Deux seront positionnés sur la place du palais, un autre devant la cathédrale, ainsi que devant le musée océanographique et à Sainte Dévote. Trois autres seront également installés sur le quai Albert 1er. Pour poursuivre dans l’ambiance festive, les écrans diffuseront les images du mariage en boucle le dimanche 3 juillet.
REPRESENTATION ETRANGERE
Aux dernières nouvelles, 22 familles royales régnantes et 16 familles royales non-régnantes ont attesté de leur venue en principauté. Des informations livrées par le conseiller de gouvernement Paul Masseron lors d’un point presse.Silence radio en revanche pour le ministre d’Etat. « Pour des raisons protocolaires, ces informations resteront secrètes.Mais il y aura un haut niveau de représentation étrangère au mariage.Chefs d’état, rois, reines et familles princières », a simplement précisé Michel Roger.Les 17 ambassadeurs de Monaco à l’étranger seront également présents.
ACHEMINEMENT DES INVITES
« On estime qu’il faudra entre deux heures et deux heures et demi de temps pour acheminer l’ensemble des invités au mariage, de leurs hôtels jusqu’à la place du palais », indique le directeur de la sûreté publique André Muhlberger. Résidents et touristes pourront de leur côté se déplacer en bus gratuitement.Les parkings seront également gratuits. Tout comme la plupart des musées.
200 ANIMATIONS
En marge du concert des Eagles le 30juin au stade Louis II et du spectacle son et lumière de jean-Michel Jarre sur le port Hercule le 1er juillet, la fête se fera aussi pendant la journée dans les rues de la ville. Pas moins de 200 animations seront programmées, avec spectacles de rue et autres animations musicales.La DTC prévoit de publier un programme complet après le Grand Prix sur un site internet spécialement dédié. A noter que pour le concert de Jean-Michel Jarre sur le port Hercule, une zone spéciale sera réservée aux résidents monégasques. Une zone accessible sur simple présentation de la carte de séjour. Le couple ira d’ailleurs à leur rencontre durant la soirée.
Source : Monaco-Hebdo N°746 du 26 mai au 01 juin
Tags: Charlène Wittstock, mariage princier, prince Albert II
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