Monaco imagine son futur
Friday, June 25th, 2010
Présentation aux entrepreneurs italiens du Livre Blanc “Monaco 2029″
Le livre Blanc “Monaco 2029″, édité par le Conseil National, a été présenté lors d’un dîner-déat organisé par l’AIIM (Association des Entrepreneurs Italiens de Monaco). A cette soirée étaient présent M. Bernard Pasquier – coordinateur du projet – accompagné de Messieurs Franck Bussotti et Stéphane Bruno, deux des auteurs de ce rapport.
L’idée de cet ouvrage provient de M. Stéphane Valeri, Président du Conseil National, qui a constitué un groupe de réflexions composé d’experts dans différents domaines, d’éminents économistes et entrepreneurs chargés de discuter et de mettre en oeuvre un certain nombre de projets. Ainsi, le Livre Blanc recueille le fruit de leur travail. Conscients des conséquences de la crise mondiale, ils sont partis d’une analyse précise des forces et des faiblesses de l’économie monégasque pour établir un programme de développement de la Principauté sur les vingt prochaines années. Il s’agit d’une tâche complexe, qui mérite d’être exposée dans ses grandes lignes.
L’esprit d’entreprise exige des ressources, des capitaux, des hommes, mais aussi et surtout des idées, des projets et des programmes. Ceci est vrai aussi à Monaco, où il existe des contraintes indéniables, et pas seulement géographiques. L’absence d’espace à consacrer aux activités productives en est une, peut-être la plus visible des difficultés rencontrées pour
tenter de moderniser l’économie du territoire, surtout dans une vision à long terme.
Le développement spectaculaire de la Principauté au cours des 50 dernières années est dû à des conditions particulières qui difficilement pourront se Niccolà Chiusano répéter. Cette préoccupation a été bien mise en évidence dans les plans du Gouvernement et de SAS. le Prince Albert Il lequel, dans un discours prononcé en 2005, indiquait ce que devait être les grandes lignes de croissance à Monaco. Bien que le groupe de travail, mis en place par M. Valeri a été formé par des volontaires, les efforts de mise en oeuvre sont clairement visibles.
“II y avait des désaccords entre nous affirme M. Bussotti – chose normalelorsqu’il Bernard Pasquier s’agit de paramétrer l’économie d’un pays.” Les projets proposés dans le Livre Blanc ne sont donc pas unanimement partagés, mais sont plutôt le résultat d’une pluralité de visions de ce que Monaco sera demain. L’objectif principal était le suivant: identifier et comprendre les domaines où Monaco pouvait se remettre en question de façon gagnante. A ce propos, M. Bruno, remarquant que sur une population de 8000 Monégasques, ne travaillent que 2000 dont 55% dans le secteur public (principalement dans la SBM), souligne que “Lentrepreneuriat n’est pas considérée comme un atout”. C’est ce qui explique le grand nombre de Monégasques qui quittent la Principauté de Monaco pour travailler à l’étranger.
La Principauté de Monaco investit beaucoup dans la formation, mais bénéficie peu de son capital humain. “La fuite des cerveaux – dit Jean-Franck Bussotti – est un problème que nous devons surmonter.” Le Livre Blanc, avec ses 55 projets, est un point de départ, et non pas un recueil de déclarations qu’il suffit d’ouvrir et de suivre à la lettre pour obtenir un bon résultat. Il s’agit plutôt d’une invitation à “ouvrir un débat national ouvert à tous”, comme le
dit Bernard Pasquier.
Les projets débutent par une analyse approfondie des forces et des faiblesses du territoire, et couvrent neuf domaines principaux dont, l’écologie, la santé, l’éducation, la culture, la société, l’administration, le bienêtre, en d’autres mots, de quoi faire travailler l’imagination … Parmi ces différentes études, on distinguera celles qui se consacrent à la création de centres de formation (en particulier pour les sciences financières), de pôles culturels internationaux et scientifiques, tous destinés à devenir des références mondiales, mais aussi des projets pour le télétravail, l’indépendance énergétique de la Principauté, l’adoption de réseaux de transport public écologique et d’unités pour le traitement de déchets, la création d’emplacements souterrains pour le stockage.
Source: Monaco Imprese
Le texte intégral du Livre Blanc (105 pages) est disponible sur le site internet du Conseil National.












